Nom commun 1, Nom commun 2, Nom commun 3 et 1 autres — 10 sens
longe
Nom commun 1Féminin
\lɔ̃ʒ\ · [lɔ̃ʒ]
Étymologie Du bas latin longea (« même sens »), lui même du latin longus (« long »).
1
Équitation Longue corde pour le dressage des chevaux.
Murph attacha la longe du licou du cheval à un anneau de fer scellé dans le mur.Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843
Pour aider à contenir le cheval droit pendant les premières leçons, on lui mettra le caveçon, dont la longe sera tenue et maniée par un homme placé devant et près la tête de l'animal.Félix van der Meer, Connaissances complètes du cavalier, de l'écuyer et de l'homme de cheval, page 255, Lebègue & Cⁱᵉ à Bruxelles & Dumaine à Paris, 1865
2 autres exemples
— Tu vas l’entraver à cette même place avec assez de longe pour arriver jusqu’à l’eau, dit Ouroz.Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967
En arrivant, on forme les chevaux par quatre pour les accoupler le lendemain, et on les attache à deux longes.Jean-Roch Coignet, « Les cahiers du capitaine Coignet (1799-1815) », Hachette, 1899, page 22
2
Corde utilisée pour mener les animaux de ferme.
C’était là qu’il avait conduit les chevreaux, chacun ayant une longe de grosse ficelle nouée au cou.Charles Vildrac, Amadou le Bouquillon, 1949, page 3
3
Fauconnerie Petite corde ou lanière de cuir qu'on noue au pied de l'oiseau pour l'empêcher de s'envoler quand il n'est pas assuré.
Julien, dénouant ses longes, le lâchait tout à coup ; la bête hardie montait droit dans l’air comme une flèche.Gustave Flaubert, Trois Contes : La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, 1877
Les oiseaux habitent ordinairement une vaste chambre, sorte de volière dans laquelle sont placés des blocs où le faucon est retenu au moyen d'une longe.Louis Magaud d'Aubusson, La fauconnerie au moyen âge et dans les temps modernes, Auguste Ghio, Paris, 1879, page 120
4
Courte corde utilisée en alpinisme, spéléologie, et dans des travaux en hauteur, servant à relier le baudrier à un point d’ancrage sécurisé.
5
Partie d’un fouet fait en général de cuir tressé, qui prolonge le manche et auquel s’attache la mèche.
Les routes de tous les côtés claquent comme des longes de fouet à travers les vastes pâturages brunis de carex.Jean Giono, « Ce que je veux écrire sur la Provence… », 1939, dans Provence