forger
VerbeTransitif\fɔʁ.ʒe\ · [fɔʁ.ʒe]
Étymologie Du latin fabricare qui donne aussi fabriquer.
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Métallurgie Façonner le fer, ou quelque autre métal, par le moyen du feu et du marteau.
- On peut forger un fer à cheval, une barre de fer, une épée, des armes. - Je veux apprendre à forger.
- Vous dites : Nous forgeons sans répit, nous forgeons, Nous forgeons pour tes pieds le boulet et l’entrave, Stupide humanité ! Nous forgeons les anneaux Des chaînes qui te font à jamais notre esclave.Iwan Gilkin, « La Chanson des forges », La Nuit dans la bibliothèque Wikisource , Librairie Fischbacher, Collection des poètes français de l’étranger, 1897, page 200
2
Équitation Trotter, en touchant les fers des pieds de devant avec les fers des pieds de derrière, en parlant d’un cheval.
- Ma parole, ce cheval forge.
3
Figuré Inventer, fabriquer (un mot, une expression, une histoire), faire.
- Ils ont forgé de nouveaux mots, et ils ont donné droit de cité à des mots grecs.D. S. Blondheim, Les parlers judéo-romans et la Vetus Latina, 2013
- Si au contraire c’est une histoire forgée par quelque nouvel Auteur contenant des faits fabuleux, on ne doit plus faire aucun fond sur ces annales.Louis Ellies Dupin, L’Histoire profane, 1714
1 autre exemple
- Sa réputation n'a d'égale que celle qu'elle s'est forgée dans les forces de la Gendarmerie royale du Canada et du Service de police de Montréal.Marc De Foy, « Danièle Sauvageau aurait aimé avoir une chance », Le journal de Montréal, 28 novembre 2020
4
Figuré Controuver, falsifier, contrefaire.
- Un fanatique, qui eût forgé un document pour authentifier une trahison de la réalité de laquelle il eût été convaincu, ne se fût pas tué.Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942
- Dérivés
- fer forgé, forgeage, forger à froid, forger à chaud, forgeron, forgeur, mot forgé, se forger des chimères, se forger une opinion
- Apparentés
- forge