conte
Nom communMasculin\kɔ̃t\ · [kɔ̃t]
Étymologie Déverbal de conter, issu du latin computare (« compter », « raconter »).
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Récit d’aventures imaginaires, soit qu’elles aient de la vraisemblance ou que s’y mêle du merveilleux, du féerique.
- Le lion a complètement disparu de la région dont nous nous occupons ; mais il joue un grand rôle dans les contes indigènes, qui le représentent comme un animal essentiellement noble et magnanime.Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 224
- Un conte ne s’adresse pas à la conscience éveillée, sécularisée : il exerce son empire sur les zones profondes de la psyché, il nourrit et stimule l’imagination.Mircea Eliade, Forgerons et Alchimistes, chapitre 10 « Forgerons, guerriers, maîtres d’initiation », Flammarion, coll. « Champs », Paris, 1977, page 91
1 autre exemple
- Ce n’est pas une histoire véritable, c’est un conte.
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Littérature Forme littéraire courte et simple, issue de la tradition populaire et orale, généralement destinée aux lectures divertissantes du soir en communauté ou à l’instruction des enfants.
- Le conte remonte à la nuit des temps puisqu’il y a les contes orientaux (des Mille et Une Nuits), les paraboles des Évangiles, les récits hassidiques des communautés juives polonaises, les contes de fées, les contes fantastiques, etc. L’oralité est le facteur commun extérieur.Michel Tournier, Raconte-moi une histoire…, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, page 22
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Familier Histoire plaisante, vraie ou fausse, que l’on dit pour amuser, railler, médire, tromper, etc.
- C’est un conte fort plaisant.
- Un mauvais conte.
4 autres exemples
- N’écoutez pas cet homme, ce qu’il vous dit n’est qu’un conte fait à plaisir.
- Ce n’est qu’un conte en l’air.
- Voilà un beau conte !
- Le marquis, en cela seulement semblable aux aimables marquis de la Régence, était à peu près complètement ivre tous les jours, dès midi ou une heure ; or il était deux heures quand il accosta M. de Lanfort. Dans cette position, il parlait continuellement, et était le héros de tous ses contes.Stendhal, Lucien Leuwen, 1834
- Dérivés
- conte à dormir debout, conte à tuer un loup à coups de bonnet, conte bleu, conte de bonne femme, conte de fées, conte de randonnée, conte d’enfants, conte étiologique, conte merveilleux, conte moral, conte satirique, conter, conteur, Les Contes de ma mère l’Oye
- Hyperonymes
- littérature orale, art oratoire
- Holonymes
- trame narrative, péripétie
- Méronymes
- veillée contée