De l’italien assassino, emprunté à l’arabe حَشَّاشِين, ḥašāšīn (pluriel de حشاش, ḥašāš) : consommateurs de hachich, dérivé de حشيش (« ḥašīš ») qui signifie en arabe « herbe » et « cannabis ». Hachachin désignait initialement les membres d’une secte militante musulmane, particulièrement active au XIᵉ siècle en Perse et qui assassinait publiquement ses opposants. Leur chef, personnage charismatique, était Hassan ibn al-Sabbah. Selon une légende colportée par leurs ennemis, afin de mieux les endoctriner, ce chef aurait fait boire à ses partisans une décoction à base de chanvre, d’une part pour les euphoriser afin qu’ils puissent aller au bout d’eux-mêmes et accomplir des missions-suicides, d’autre part pour les maintenir à sa merci. Au XIIIᵉ siècle, le mot passa en italien sous la forme assassino pour désigner un chef musulman combattant les chrétiens, et puis un tueur à gages. Au XVIᵉ siècle, le mot passa en français avec ce sens pour désigner toute personne payée afin de commettre un meurtre.
1
Celui ou celle qui assassine.
[…] elle craignait que des rôdeurs ne s’introduisissent la nuit dans cette maison abandonnée et n'y découvrissent les cadavres… ou… qui sait ?… la fortune de Nosbitt, que les assassins y auraient cachée, après l'avoir tué, lui aussi.Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, page 261
Qu’il est joli garçon l’assassin de papa !Georges Fourest, La Négresse blonde, 1909
4 autres exemples
Le chevalier d’industrie, la fille de joie, le voleur, le brigand, et l’assassin, le joueur, le bohème sont immoraux, et le brave bourgeois éprouve à l’égard de ces « gens sans mœurs » la plus vive répulsion.Max Stirner, cité dans Le Stirnérisme, Émile Armand, 1934
Les foules annamites endureront-elles longtemps les assassins payés par la Démocratie ?Paul Nizan, Les chiens de garde, 1932
Il était question dans la complainte d’un assassin qui expose aux juges les raisons qui l’ont poussé à tuer sa maîtresse.Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938
On a souvent dit, au vu de ces scènes irréelles, que les hommes de Hassan étaient drogués. Comment expliquer autrement qu’ils aillent au-devant de la mort avec le sourire ? On a accrédité la thèse qu’ils agissaient sous l’effet du haschisch. Marco Polo a popularisé cette idée en Occident ; leurs ennemis dans le monde musulman les ont parfois appelés haschichiyoun, « fumeurs de haschisch », pour les déconsidérer ; certains orientalistes ont cru voir dans ce terme l’origine du mot « assassin » qui est devenu, dans plusieurs langues européennes, synonyme de meurtrier. Le mythe des « Assassins » n’en a été que plus terrifiant. La vérité est autre. D’après les textes qui nous sont parvenus d’Alamout, Hassan aimait à appeler ses adeptes Assassiyoun, ceux qui sont fidèles au Assass, au « Fondement » de la foi, et c’est ce mot, mal compris des voyageurs étrangers, qui a semblé avoir des relents de haschisch.Amin Maalouf, Samarcande, Lattès, 1988, réédition Le Livre de Poche, 2016, page 123
2
Nom donné à une mouche, un grain de beauté factice. Le Nouveau dictionnaire universel de Prosper Poitevin (1868) la définit comme placée sous l’œil (voir assassine).
On reconnaît encore dans l’empire des modes une autre sorte d’assassins. Ce sont, parmi les mouches dont les femmes se couvrent le sein, de petites bandes affectant la forme oblongue, comme pour cacher une blessure au cœur.Georges Touchard-Lafosse, Chroniques de l'oeil-de-boeuf
Vous auriez beau être frisée Par anneaux tombants sur le sein, Sans un amoureux assassin Vous ne seriez guère prisée.cité par Louis Monmerqué, Les Historiettes de Tallemant des Reaux
De l’italien assassino, emprunté à l’arabe حَشَّاشِين, ḥašāšīn (pluriel de حشاش, ḥašāš) : consommateurs de hachich, dérivé de حشيش (« ḥašīš ») qui signifie en arabe « herbe » et « cannabis ». Hachachin désignait initialement les membres d’une secte militante musulmane, particulièrement active au XIᵉ siècle en Perse et qui assassinait publiquement ses opposants. Leur chef, personnage charismatique, était Hassan ibn al-Sabbah. Selon une légende colportée par leurs ennemis, afin de mieux les endoctriner, ce chef aurait fait boire à ses partisans une décoction à base de chanvre, d’une part pour les euphoriser afin qu’ils puissent aller au bout d’eux-mêmes et accomplir des missions-suicides, d’autre part pour les maintenir à sa merci. Au XIIIᵉ siècle, le mot passa en italien sous la forme assassino pour désigner un chef musulman combattant les chrétiens, et puis un tueur à gages. Au XVIᵉ siècle, le mot passa en français avec ce sens pour désigner toute personne payée afin de commettre un meurtre.
En gouvernant bien ma barque, Je veux que l’affreuse Parque De la liste me démarque, Et laisse là mon fuseau ; Fuyant de la médecine La dégoûtante cuisine, Et la science assassine, Je braverai le tombeau.André de Champcour, « Air des trembleurs », Le Chansonnier de Momus, 1823
2
Figuré Qui a des intentions de meurtre.
Un regard assassin.
Des yeux assassins.
3
Figuré Extrêmement critique, sans merci.
L’Autorité de protection des données rend un avis assassin sur le projet de loi Pandémie de VerlindenMaryam Benayad, L’Autorité de protection des données rend un avis assassin sur le projet de loi Pandémie de Verlinden sur La Libre.be, 2 mars 2021. Consulté le 3 mars 2021
Un bon débat ne se mesure pas au nombre de phrases assassines ou d’insultes qui jaillissent de part et d’autre, que l’on observe dans la joute politique, ou encore à une sélection de « clips » qui seront éventuellement repris dans les médias sociaux ou dans la sphère médiatique.Christine Grou, Le dernier des tabous, Le Journal de Montréal, 12 novembre 2022, page 42
4
Figuré D’une grande violence.
Dans les cas les plus extrêmes, le cyber-harcèlement génère un flot de messages d’une violence inouïe. […] Aussi choquantes soient-elles, ces paroles assassines citées en exemple sont loin d’être caricaturales. Et encore moins imaginaires.Georges Lekeu, « Protéger les enfants et les ados du cyber-harcèlement », dans L’Avenir, 7 décembre 2016 https://www.lavenir.net/cnt/dmf20161207_00927091/proteger-les-enfants-et-les-ados-du-cyber-harcelement texte intégral