Le code de cette langue (arabe) dans le Wiktionnaire est ar.
1
Linguistique Langue sémitique originaire de la péninsule Arabique, aujourd’hui parlée sous différentes formes dans de nombreux pays d’Afrique du Nord et d’Asie de l’Ouest.
[…] enfin Moussa, jeune Nigérien, bavard et sympathique. Il fera ma cuisine et me servira d’interprète dans ce pays où l'on parle le haoussa principalement et d'autres dialectes, mais non l’arabe, à part quelques chefs et quelques marabouts.Louis Alibert, Méhariste, 1917-1918, Éditions Delmas, 1944, page 23
Les Abbassides encouragèrent plus encore une civilisation cosmopolite, dont Bagdad fut le centre et l’arabe la linga franca.Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992
2
Linguistique Variété vernaculaire de l’arabe, propre à une région ou à un groupe de locuteurs.
Bien sûr que tu parlais l’arabe quand tu étais petit ! me répond-elle, quand je l'interroge. Quand tu es né, à la maternité, je te parlais en arabe. Peu après, on est allés se réfugier dans un village dans la montagne, et on parlait arabe avec toi, tu as appris les chansons des Schtroumpfs en arabe, les Sanafers.Nabil Wakim, L’Arabe pour tous : Pourquoi ma langue est taboue en France, chapitre 2, Éditions du Seuil, 2020
3
Figuré, Péjoratif Langage, propos ou matière jugés incompréhensibles.
Les idées sont toujours les mêmes, et, si l’on fait abstraction de tout ce qui est convention ou règle, je crois qu’il y a du savoir-vivre ailleurs que dans un salon du faubourg Saint-Germain. Tout cela est de l’arabe pour vous, et je ne sais pourquoi je vous le dis.Prosper Mérimée, Lettres à une inconnue, lettre du 8 août, 1874
J’ai entendu Jasmin, cet homme du peuple. Je n’ai pu comprendre que les pièces que j’avais déjà lues, commentées, disséquées. Tout le reste pour moi c’était de l’arabe… Pour moi et pour le grand nombre.Joseph Roumanille, propos rapportés dans Quàuquis article à prepaus de Frederi Mistral, à propos d’une rencontre du 15 février 1848
Quelle différence, en effet, entre le cheval arabe léger, vif, sanguin, et les gros chevaux du Danemarck, du Hanovre, de la Hollande et de la Normandie aux formes lourdes et empâtées et au tempérament essentiellement lymphatique.Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868
J'ai monté aujourd'hui un cheval arabe qui avait beaucoup de feu et a failli m'emporter Dieu sait où!« Carnet d'un officier bavarois », dans la Revue politique et littéraire : Revue bleue, tome 49, n° 25 du 11 juin 1892, p. 742
1 autre exemple
On ne présente plus le pur-sang arabe. Sa beauté, son charisme et toutes les légendes qui s’y rattachent en font un cheval à part.Laetitia Bataille, Races équines de France, France Agricole Éditions, 2008, page 35
3
Relatif aux pays du Moyen-Orient ou de l’Afrique du Nord où la langue arabe est parlée comme langue maternelle, ou à leurs habitants.
[…] Fès, la capitale, la cité sainte de Moulay Idris, avec ses rues pleines d’ombre et de mystère, ses souqs grouillants de monde, tout le charme et le pittoresque de la vie arabe conservée dans toute son intégrité […]Maurice de Périgny, Au Maroc : Fès, la capitale du Nord, Paris : chez Pierre Roger & Cⁱᵉ, 1917, page 23
Un jour dans Fez, le Capitaine de Latte s’arrête à l’éventaire d’un marchand de sucreries arabes.Michel Droit, De Lattre, maréchal de France, Pierre Horay, éditions de Flore, 1952, p. 21
2 autres exemples
Cette Afrique où il était venu volontairement lui apparaissait encore comme un monde presque chimérique, inconnu profondément, et le peuple arabe, par toutes les manifestations extérieures de son caractère, le plongeait en un constant étonnement.Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902
Quant aux mots arabes entrés dans le français de France, ils ont transité par un parler désormais éteint du fait du départ des Français, le pataouète, parler des quartiers populaires d’Alger.Françoise Gadet & Ralph Ludwig, Le français au contact d’autres langues, Éditions Ophrys, 2014, page 87
4
Relatif à l’écriture utilisée pour transcrire la langue arabe et d’autres langues comme le persan ou l’ourdou, ainsi qu’à son alphabet.
Il fabriqua, en 1621, des poinçons pour former des caractères hébreux, chaldaïques, syriaques, arabes, grecs et allemands, et pour les lettres fleuries, les notes de musique, les vignettes et les fleurons, et rendit public, durant cette année, un cahier d’épreuves de ces caractères, qu’il avait gravés.« JANNON (Jean) », dans Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs vertus et leurs erreurs, par Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, volume 2, Paris, 1830, page 56
5
Relatif à la civilisation qui a connu son apogée au Moyen Âge dans les domaines artistiques et scientifiques.
Désuet Qui s’occupe de la colonie française algérienne.
Le Bureau arabe était une institution créée en Algérie, à l’époque coloniale, et composée d’officiers qui s’occupaient de l’administration et de la politique menée dans ce pays.
Étymologie De l’arabe عربي, arabī, soit via le latin Arabs, Arabus, soit plus probablement directement, pendant le Moyen Âge et les croisades. Note : la première mention, vers 1100, dans La Chanson de Roland, tend à prouver un contact direct et d’ordre militaire : Mult ben i fierent Franceis e Arrabit, et témoigne d’un croisement entre la forme arabī et ar-rābita (« poste militaire » puis « cloître, couvent » parce qu’on y célébrait des cérémonies religieuses).
Ce mot est un gentilé. Un gentilé désigne les habitants d’un lieu, les personnes qui en sont originaires ou qui le représentent (par exemple, les membres d’une équipe sportive).
1
Au sens propre Membre d’un peuple originaire d’Arabie.
On attribue aux Arabes la découverte de l’art d’extraire l’alcool du vin et des autres boissons fermentées.Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 141
Sous les Omeyyades, les Arabes ont créé, en moins d’un siècle, entre 660 et 750, les conditions dans lesquelles une civilisation islamique nouvelle a pu se développer dans les grands centres urbains du Proche-Orient ancien.Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992
2
Par extension Personne arabophone, de culture arabe, membre d’une des nombreuses ethnies arabisées par les Arabes.
À Mogador, nouvelle relâche, mais la barque envoyée à terre pour rapporter de l’eau fraîche faillit être capturée par les Arabes.H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 419 de l’édition de 1921
Cependant M. Redman, agent consulaire d’Angleterre à Mazagan et le nôtre, parti le matin même pour Rabat, avait appris qu’un navire français s’était jeté à la côte. […] M. Redman usa de son influence pour engager les Arabes à se rendre à bord et à amener les malheureux qui s’y trouvaient. Les Arabes ont montré, dans cette déplorable circonstance, autant de courage que d’humanité.Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3ᵉ édition, 1877, page 183
3
Hippologie Race de chevaux.
4
Épicier d’origine orientale dont la boutique est ouverte la majeure partie de la journée.
L’Arabe du coin.
— Pourquoi mon père dit « Va chez l’Arabe » si vous êtes pas [un] Arabe ? Arabe, Momo, ça veut dire « ouvert de huit heures du matin jusqu’à minuit et même le dimanche » dans l’épicerie.Éric-Emmanuel Schmitt, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Albin Michel, Paris, 2001, p. 16
5
Par métonymie, Péjoratif Petite épicerie d’alimentation générale, souvent tenue par des Nord-Africains.
6
Péjoratif, Insulte Personne qui finit mal son travail, qui bâcle. Surtout utilisé dans l’expression « travail d’Arabe », qui provient de l’image dévalorisée du travail fait par les Maghrébins.
Ce con de garagiste, il a fait un travail d’Arabe sur ma voiture ! Sa réparation, elle a pas tenu une semaine !