saquer
VerbePronominal, Transitif\sa.ke\
Étymologie Dénominal de sac, à partir de l'expression « donner à quelqu’un son sac (et ses quilles ») signifiant « congédier » attesté en 1611. Au sens de « supporter », il signifie proprement « mettre dans son sac » (→ voir encadrer et encaisser). Apparenté en ancien français à saqueur (de vin) et sacheur (de dents).
7 sens
Vieilli, Régionalisme, Picardie Tirer.
- Mais c’est en vain que les derniers, restés à terre, saquaient de toutes leurs forces, ils ne pouvaient arracher leurs amis du maudit arbre.Charles Deulin, « Le Poirier de Misère », in Cambrinus et autres Contes, circa 1847–1875
Familier Virer un employé, terminer son contrat de travail.
- Il s'est fait saquer.
- – Écoute, Anjou… – T’y es pas, Farges, c’est plus Anjou pour toi, mais inspecteur-chef Anjou ! T’as changé de camp, je pouvais pas te blairer à présent, j’ai de bonnes raisons de te saquer !Gess, Les Contes de la Pieuvre 2. Un destin de Trouveur, Éditions Delcourt, 2019, page 67
Populaire Supporter. Note d’usage : Principalement utilisé dans une phrase négative.
- Je ne peux pas le saquer. (Je le déteste.)
- — Tu ne peux pas le saquer ? — Nuance, Damas. C’est Decambrais qui ne m’encadre pas.Fred Vargas, Pars vite et reviens tard, 2001
Marine Rentrer dans la soute du bateau.
- Saquer la voile.
Argot des Arts et Métiers Argot Faire redoubler un élève.
- J’ai du birser la méca et les maths comme un fou, sinon je me faisais saquer en conscrit.
Argot des Arts et Métiers Argot Enlever.
- Saque tes mains de tes fouilles conscrit !