proférer
VerbeTransitif\pʁɔ.fe.ʁe\
Étymologie Du latin proferre.
1
Énoncer à voix haute ; dire avec force, avec véhémence.
- Le nommé Lechat, ouvrier à Bolmont, commune de Remilly, a été arrêté ces jours derniers pour avoir proféré, dans un cabaret à Sormonne, des propos offensants envers le Président de la République.« Nouvelles diverses », dans Le Courrier des Ardennes, 22ᵉ année, n° 3605 (2ᵉ série) du dimanche 4 janvier 1852, p. 2
- Lorsqu’elles virent arriver Ourson donnant la main à une jolie petite fille richement vêtue, elles furent si surprises, que ni l’une ni l’autre ne put proférer une parole.Comtesse de Ségur, Ourson, dans Nouveaux contes de fées, 1856
4 autres exemples
- — Je ne me permettrai jamais de proférer une autre opinion que la vôtre, monsieur le Grand Doyen.Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 128
- Pas tant de chichis, proféra la grosse voix de Tacherot. Appelle-la Carmen... Ça ne la gênera pas.Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 74
- On appelle maintenant Derbo, le grand ministre de Mamma. Celui-là fait quelques difficultés pour accepter son incarnation. C'est en vain que le chœur profère son pressant appel, en vain que les mains agitent les tambourins.Out-el-Kouloub, « Nazira », dans Trois contes de l'Amour et de la Mort, 1940
- Personne n’arrivait à placer un mot ni à proférer une consolation, toute la ville avait avalé sa langue dépassée par le triste sort du jeune homme.Lidya Kastoryano, Quand l'innocence avait un sens: Chronique d'une famille juive d'Istanbul d'entre les deux-guerres, Éditions Isis (Collection Les cahiers du Bosphore, nᵒ 9), 1993, page 143
- Dérivés
- profération, proférateur, profératrice