prêter le flanc

Locution verbale — 2 sens

prêter le flanc

Locution verbaleIntransitif

\pʁe.te lə flɑ̃\

1

Militaire Se porter ou marcher sans précaution avec le risque d’être pris en flanc par l’ennemi.

  • Ce héros, la lance brandie en avant, l’oriflamme sacrée flottant au-dessus de sa tête, entra d'un élan fougueux dans la masse guerrière qui lui prêtait le flanc.Ivan Gobry, Charles VIII : Fils de Louis XI 1483-1498, Éditions Flammarion, 2012
2

Par analogie, Figuré S’exposer à ; donner prise à.

  • Le pouvoir se fortifie quand il sait se renfermer dans ses attributions naturelles. Moins il s'occupe de nos affaires, moins il prête le flanc à la critique, et moins il se fait d'ennemis.Edmond About, Causeries, 1865
  • Il y a beau temps, Dieu merci, que nous sommes blasés sur ces petits aspects farceurs de notre infortune, et s’il nous fallait encore prêter le flanc aux symboles, on n’en finirait pas de s’enfieller le tempérament.Jacques Perret, Le Caporal épinglé, Gallimard, 1947, page 370
2 autres exemples
  • Leur vanité, leur patriotisme tirant sur le nationalisme, donnèrent lieu à beaucoup de critiques ; ils leur prêtaient le flanc.Sophie Basch & Robert A. Jouanny , Le mirage grec : la Grèce moderne devant l’opinion française depuis la création de l’École d’Athènes jusqu’à la guerre civile grecque (1846-1946), Hatier, 1995, page 495
  • Redoutant l'accusation d’être à la fois juge et partie et de tirer profit de la gestion de ce nouvel organisme, il ne souhaite pas prêter le flanc à de nouvelles critiques parlementaires.Sabine Effosse, L'invention du logement aidé en France. L'immobilier au temps des Trente Glorieuses, Comité pour l'Histoire Économique et Financière de la France, 2003

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