offre et demande
Locution nominale\ɔfʁ e d(ə)mɑ̃d\
Étymologie Locution nominale composée de offre et demande ; elle apparaît dans la traduction française de Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (Adam Smith, 1776) par l’abbé Jean-Louis Blavet en , et devient d’usage courant dans la littérature économique française au cours du (XIXᵉ siècle).
Économie Mécanisme fondamental d'une économie de marché selon lequel le prix d’un bien ou d’un service résulte de la confrontation entre la quantité que les vendeurs sont prêts à céder (offre) et la quantité que les acheteurs souhaitent acquérir (demande) à un prix donné.
- Dés que la demande d’un article excède l’offre, c’est-à-dire dès qu’il y a des personnes prêtes à acheter (…) Au contraire, dès que l’offre excède la demande, la concurrence agit sur les vendeurs (…) Mille causes diverses influent sur l’offre et la demande et font varier la valeur.Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle. p. 1276, 1866-1890.
- [Adam] Smith appelle prix naturel le prix de production qui dépend de la quantité de travail incorporé et prix de marché celui qui résulte du jeu de l’offre et de la demande.Bertrand Blancheton, Adam Smith et la richesse des nations, Sciences économiques, Dunod, Paris, p. 22, 2020.
1 autre exemple
- Historiquement, deux tendances principales se positionnent sur le rôle de la sphère publique dans l’économie : pour l’école libérale de SMITH, les mécanismes du marché (offre et demande) sont les moyens de régulation les plus efficaces ; l’intervention de l’État doit alors être minimale ; avec la crise de 1929, l’école interventionniste de KEYNES préconise l’intervention de l’État pour pallier les déficiences du marché.Étienne Petit, Les indispensables du droit public économique, Ellipses, p. 5, 2019.
- Apparentés
- courbe de la demande, courbe de l’offre, équilibre du marché, macroéconomie, marché, microéconomie, prix d'équilibre, prix de marché