oblation
Nom communFéminin\ɔ.bla.sjɔ̃\ · [ɔ.bl̪a.sjɔ̃]
Étymologie Du latin oblatio (« offrande ») ; sous la forme oblatiun en ancien français ; déjà sous cette forme en moyen français : Apres auoír este faire sacrifice & oblation aulx vieux en lun des temples de la cite: & auoir disne de bonne heure/partirent de leur logis en bel ordre : […]. — (Jan Le Maire de Belges, Les Illustrations de Gaule et singularitez de Troye, 2ᵉ livre, chap. 5, feuillet 8, 1512)
Liturgie Offrande, action par laquelle on offre quelque chose à Dieu.
- On entendait par « autel » le droit de jouir des oblations et des revenus casuels d'une église.Dʳ Albert Bernard, Histoire de Landres, Châlons-sur-Marne : chez A. Rohat, 1911, p. 26 (note n° 2)
Moment de la messe où se fait cette offrande.
- Près du catafalque, surmonté des insignes pontificaux, les prêtres qui avaient assisté Monseigneur durant l’oblation du Saint Sacrifice, alternaient avec lui la récitation des prières liturgiques.G. Dedoué, « Échos et Bruits », dans les Annales de la Mission de N.-D. de Sion en Terre Sainte, n° 80, Paris : Imprimerie Devalois, 1897, p. 14
- Car, durant l’oblation, la consécration et la communion, l’Évêque ne se distingue en rien du célébrant ordinaireAbbé Robert Lesage, Les Symboles de la liturgie, Paris : chez Flammarion, 1947, p. 98
Par extension Ce qu’on offre à Dieu.
- Brief ils ne se font que mocquer, toutes les fois qu'en contant leurs beaux faits ils mettent Dieu en avant : car après avoir fait oblation à Dieu, ils sacrifient à leurs conseils, dextérité, vertu, armes et gens : […].Commentaires de Jehan Calvin sur le livre des Pseaumes (1533), tome 1, psaume 9, Paris : Librairie Ch. Meyrueis, 1859, p. 51
Féodalité Fait pour un seigneur de transférer volontairement une propriété à un autre seigneur dans le but de la recevoir immédiatement en fief de celui-ci.
- […] ; c'est pourquoi non seulement ils se sont soumis à la Sentence de Ferdinand I. ont révoqué cette Confraternité héréditaire, ne se sont plus appelés Frères avec les Electeurs, mais ils ont promis réitérativement, en conformité de la première oblation du Fief, Que lorsqu'ils viendroient à mourir sans laisser d'Héritiers légitimes mâles, leurs Principautés, leurs Païs & leurs Sujets seroient échus au Roi & à la Couronne de Bohême, […].Histoire de la dernière guerre de Bohême, tome 1, par Mr. D. M. V. L. N, Amsterdam : chez David Mortier, 1756, p. 69
- La premiere est, que ces sortes d'Hommages n'ont été dans leur principe, que des actes de piété & de religion, par lesquels des Seigneurs se sont dévoués avec leurs Fiefs, au service d'une Eglise, ou plutôt du Saint sous l'invocation duquel l'Eglise étoit consacrée, & qu'ainsi ce n'a été qu'abusivement, & par une expression très-impropre, qu'on a appliqué l'idée d'une concession Féodale à une oblation de Fief, qui n'en avoit nullement le caractere.Oeuvres de M. le chancelier d'Aguesseau, tome 6, 5ᵉ requeste, Paris : chez les libraires associés, 1769, p. 678
- Dérivés
- oblationnaire
- Apparentés
- oblat, oblatif, oblativité, oblature