hyperdulie

Nom commun

hyperdulie

Nom communFéminin

^((h muet))\i.pɛʁ.dy.li\

Étymologie Dérivé de dulie, avec le préfixe hyper- ou du latin médiéval hyperdulia.

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Catholicisme Christianisme orthodoxe Culte que l’on rend à la Vierge Marie, par opposition à la dulie, culte qu’on rend aux saints. Ce terme est à distinguer de celui de latrie (adoration) qui convient uniquement pour Dieu.

  • Nous avons dit que la ſainte Vierge étant au-deſſus de tous les Saints, il lui eſt dû un culte, qui ſoit au-deſſus de celui que l’on rend aux Saints; c’eſt ce que nous entendons par le mot d’hyperdulie, qui ſignifie an honneur au-deſſus de celui qu’on rend aux ſerviteurs de Dieu.Vincent Houdry, « Sur le culte singulier que l’Église rend à la Sainte Vierge » dans La Bibliothèque des prédicateurs, tome 5 des supplémen[t]s, Veuve d’Antoine Boudet, Lyon, 1725, page 428
  • Le culte d’hyperdulie qui est dû à la Vierge-Mère est solidement établi sur les Livres saints interprétés par les Pères.P. Claessens, « De Hyperdulia ejusque fundamento dissertation historico-theologica » dans Revue Catholique, (8ᵉ série, volume 1) = tome 22, P.-J. Verbiest, Louvain, 1864, page 402
2 autres exemples
  • Dans les prémisses de la prière à la Vierge (livre premier, chapitre XIV), Zola va jusqu’à assimiler le manteau de la nuit à un « cilice salutaire » (p. 1286), dont la fonction mortifiante rend le prêtre insensible au dynamisme de la nature et permet, ainsi, de le soustraire au mouvement temporel. Il est remarquable, en effet, que le chapitre relatant le culte d’hyperdulie est circonscrit par deux remarques relatives au temps, symbolisé par l’horloge présente dans l’église.Bruno Fabre, « Contribution à une structuration archétypologique de La Faute de l’abbé Mouret d’Émile Zola » dans 37 études critiques : littérature générale, littérature française et francophone, littérature étrangère, édité par Georges Cesbron, Presses universitaires de Rennes, 1999, pages 529-549, paragraphe 14.
  • L’hyperdulie mariale déroge moins au culte ordinaire des saints qu’elle ne complète et renforce un schème cultuel de médiation-intercession. Le rapport du croyant à Dieu est, dans la tradition chrétienne, rapport à un créateur omnipotent. Ce créateur, dans la perspective eschatologique, est saisi dans ses attributs de souverain-juge. Le dogme et le culte, en établissant Marie en médiatrice universelle, contribuent à édifier une qualité particulière d’intermédiaires entre le souverain tout-puissant, juge suprême, et le fidèle légitimement inquiet des conditions de son salut éternel […]Philippe Dujardin, « Du rapport aux images religieuses à l’époque moderne : images, médiateurs et médiations », dans Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, Le promeneur de Versailles, 3 avril 2018, paragraphe 13
Apparentés
dulie, protodulie, mariolâtrie

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