force est
Locution verbale\fɔʁ.s‿ɛ\
Étymologie De force, avec le verbe être.
Cette expression a un sens nettement plus fort que simplement « il faut bien » ; littéralement, elle signifie « on est bien forcé(s) de », « on est bien obligé(s) de ».
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Force est de + infinitif Il faut, il est impératif de. — Note d’usage : S’emploie pour marquer la nécessité absolue de faire quelque chose ; peut s’employer avec un pronom personnel qui désigne celui ou ceux qui sont contraints.
- Mais à l’entrée des tentes on lui barra le passage, et force lui fut de s’arrêter.Alexandre Dumas, Le Vicomte de Bragelonne, 1847, Michel Lévy frères, page 249
- Force lui fut de se retirer nu comme un petit saint Jean, après être entré gros seigneur et remuant les pistoles à pleine main !Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse, 1863
4 autres exemples
- Il est donc de toute impossibilité qu’elles subviennent seules à tous les services de l’hôpital, et force est bien de leur adjoindre le concours d’infirmières laïques et payées.Paul-Gabriel d’Haussonville, Les Malades, dans L’Enfance à Paris, 1876
- Le bonheur des futurs serait avancé d’un jour. Non ! c’est en vue des Nouvelles-Hébrides que la cérémonie doit s’accomplir, et force est de se résigner.Jules Verne, L’Île à hélice, 2ᵉ partie, 1895, chapitre X
- La brume survenant épaisse, une veille très sévère fut nécessaire ; nous avancions cependant, mais à minuit on ne voyait plus à une longueur de bateau, et force nous fut de stopper.Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928
- Malgré les affirmations péremptoires des réchauffistes qui débutent immuablement chacune de leurs démonstrations par la phrase « tous les experts s'accordent à dire que... » force est de constater que l'unanimité scientifique est loin d'être acquise aux thèses du GIEC.Christian Laurut. , L`imposture écologiste, Éditions du Trident, 2011, page 82