feinte
Nom communFéminin\fɛ̃t\ · [fɛ̃t]
Étymologie Participe passé féminin substantivé de feindre.
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Action de feindre.
- Poulpiquot endormait son père avec des paroles de miel, ce qui le faisait bien voir ; tandis que le prince Adelphis, d’une franchise à l’abri de toute atteinte, parlait sans feinte à l’émir, sans toutefois sortir des limites du respect que tout homme doit à son père et à son prince.Madeleine Rohan, « Au Temps des Fées », dans Le Jeudi de la jeunesse, Paris, 11ᵉ année, n° 531 du 25 juin 1914, p. 126
- Cette dernière recommandation est une feinte, destinée à faire supposer que Mattioli a pu suivre Saint-Mars à Exiles, alors qu'il demeure à Pignerol.Danielle et Claude Dufresne, Le mystère du Masque de fer, Paris : chez Tallandier, 1998, p. 179
- Elle s’étudia dans cette œuvre, comme un homme qui va se battre repasse ses feintes et ses rompus.Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846
- Je crois que j’accepterais le combat avec joie, même dans ce petit escalier étroit que je vois là-bas ; où cependant il est difficile de faire des feintes.Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 22
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Sport Fausse information dans la préparation de la frappe afin de perturber la reprise d'appuis de l'adversaire.
- A la 15ᵉ minute, Haad effectue une jolie ouverture que Madhi ne sait exploiter. Haffar, à droite, abuse de feintes répétées qui échouent immanquablement sur un défenseur blidéen.Dominique Zattara, « Le F.C. Blida a difficilement battu le Mouloudia », dans La Dépêche quotidienne d'Algérie, 6ᵉ année, n° 1783 du mardi 9 novembre 1954, p. 10
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Familier, Nouvelle-Calédonie Mot d’esprit ; blague.
- Cette chose est si difficile à formuler qu'on voudrait trouver une feinte, une blague pour l’enrober, la dire en chantant, en louchant, avec l’accent québécois, en formule mathématique.Georgina Tacou, Évangile des égarés, chap. 1, Éditions Gallimard, 2020
- Synonymes
- ruse, stratagème