effriter
VerbeTransitif\e.fʁi.te\
Étymologie Dérivé de fruiter, avec le préfixe ex-, en ancien français effriter est la variante de effruiter (« épuiser une terre »). Le sens a été influencé par friable.
1
Agriculture Vieilli User, épuiser une terre.
- Effriter un champ.
- La terre s’effrite, si l’on n’y met pas d’engrais.
1 autre exemple
- Au-dessous de lui, une terre généralement effritée ; à peine quelques ravins cultivés.Jules Verne, Cinq semaines en ballon, J. Hetzel et Cⁱᵉ, Paris, 1863
2
Rendre friable, réduire en poussière.
3
Pronominal Se détruire peu à peu, se déliter.
- Des pignons s’effritent comme de vieux chicots, une étable n’est plus qu’un amas de pierrailles.Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931
- La soie artificielle, à Anduze ! Ainsi, c’est donc bien vrai, l’un des fleurons de notre France ancienne est en train de s’effriter : la magnanerie se meurt !Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931
1 autre exemple
- Et ce ne fut pas une lente décadence qui surprit le monde européanisé ; les civilisations antiques pourrirent et s’effritèrent ; la civilisation européanisée sauta d’un coup, pour ainsi dire.H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 392 de l’édition de 1921
- Dérivés
- effritage, effritement, réeffriter