échansonne
Nom communFéminin\e.ʃɑ̃.sɔn\ · [e.ʃɑ̃.sɔn]
Étymologie Du vieux-francique skankjo.Dérivé de échanson, avec le suffixe -onne.
1
Histoire, Mythologie Officière qui était chargée de servir à boire dans une cour divine, royale ou princière.
- La gentille échansonne Qu’on nomme Hébé, malignement sourit, Et de nectar à coups pressés l’entonne.Évariste de Parny, Guerre des dieux, poème en dix chants, Chez Debray, Libraire, au Grand-Buffon, Paris, 1808 (1ʳᵉ édition 1790), page 14
- Exacte panetière, attentive échansonne, La vieille Elvire seule anime mon foyer.Georges Docquois, Poème sans nom, Bibliothèque-Charpentier, Paris, 1919, page 125
- De l’âme qu’elle verse à ces buveurs d’un jour Elle reste à jamais l’immortelle échansonne.Jean Richepin, Mer, G. Charpentier et E. Fasquelle, Paris, 1894, page 8
- Belles personnes, Rayonnez, fleurissez, soyez des échansonnes De rêve, d’un sourire enchantez un trépas, Inspirez-nous des vers… mais ne les jugez pas !Edmond Rostand, de Bergerac, 1897
1 autre exemple
- Horrible Vierge aux entrailles inaccessibles, Verseuse de poison, Echansonne de la mort, Brute sublime !Léon Bloy, Mendiant ingrat, 1898, page 232