dérade
Nom communFéminin\de.ʁad\
Étymologie Déverbal de dérader (à l’imitation de dérive), mot forgé par Arthur Rimbaud dans le poème Le Bateau ivre, repris plus tard par quelques auteurs à la suite d’Aimé Césaire.
- J’aurais voulu montrer aux enfants ces dorades Du flot bleu, ces poissons d’or, ces poissons chantants, Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades Et d’ineffables vents m’ont ailé par instants.Arthur Rimbaud, Le Bateau ivre, 1871
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Figuré, Littéraire, Rare (Par citation) Dérive.
- Et tout l’avait laissé, le laissait. Son nez qui semblait une péninsule en dérade et sa négritude même qui se décolorait sous l’action d'une inlassable mégie.Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal, Présence africaine, 1956, page 65
- Mon esprit en dérade s’exerçait autrement. Je mangeais à peine, et je pouvais passer des heures sans rechercher de l’eau.Patrick Chamoiseau, Les Neuf consciences du Malfini, Gallimard, 2009, page 110
1 autre exemple
- Un long vagabondage intellectuel formé d’articles parus durant les années 2010 dans la presse italienne, fruit de ses dérades buissonnières, de ses coups de cœur, de ses coups de blues et de ses coups de sang.François Angelier, « Les yeux dans les poches », Le Monde, 22 octobre 2021, Le Monde des livres, page 8
- Apparentés
- déradage