contremander
VerbeTransitif\kɔ̃.tʁə.mɑ̃.de\
Étymologie Du préfixe contre-, indiquant l’opposition, et mander, ancienne forme de « demander ».
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Avertir quelqu’un de ne pas exécuter l’ordre qu’on a donné, de ne pas se rendre à l’invitation qu’on a faite.
- L’exécution est déjà contremandée…Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, quatrième partie
- Il ne faut pas contremander les fêtes, cela a d’abord un intérêt industriel et commercial considérable et, en outre, cela sert mon projet.Pierre Souvestre et Marcel Allain, Le Bouquet tragique, 1912, chapitre III
4 autres exemples
- L’Allemagne a-t-elle donc de surcroît tant de submersibles, qu’elle risque d’en sacrifier un uniquement pour t’être agréable, que dis-je ! pour te permettre de venir contremander un mouvement qu’elle a tant de raisons de souhaiter ?Pierre Benoit, La Chaussée des géants, 1922, Albin Michel, réédition Le Livre de Poche, pages 304-305
- Elle a aussitôt télégraphié au voiturier d’Étretat qu’on lui envoie le douze, à trois heures de l’après-midi, un coupé en gare de Fécamp. Le matin de ce jour, le voiturier recevra, par mes soins, une autre dépêche contremandant cet ordre.Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924
- D’ailleurs il ne comprenait plus l’émotion qui l’avait poussé à vouloir contremander le télégramme.Arnold Zweig, Le Cas du sergent Grischa, 1927, traduit de l’allemand par Maurice Rémon, 1930, page 318
- Ces instructions lui ont, je crois, été transmises par Baranovsky, mais j’ai pris sur moi de les contremander.Louis Dumur, Les Fourriers de Lénine, Albin Michel, 1932, page 362
- Synonymes
- décommander