chopper
VerbeIntransitifÉtymologie çoper, (1235) chouper, (1316-1328) chopper (et hapax au (XIIIᵉ siècle)). D'origine incertaine, probablement issu de l’onomatopée tsopp- (ancien français sop, top) exprimant le bruit caractéristique de la démarche d’un homme boiteux → voir zoppo et zoppicare, « boiteux, boiter » en italien ; → voir cupat et capat, « trottiner » en tchèque. Le \ts\ est devenu \ʃ\ pour des raisons expressives. L’ancien français a aussi le diminutif choppiner, chopiner.
Faire un faux pas en heurtant du pied contre quelque chose.
- TROPIEZO, s. m. L’action de broncher, de chopper, de heurter, bronchement, choppement, faux pas, chute.Sobrino Aumentado O Nuevo Diccionario De Las Lenguas Española Francesa Y Latina, F - Z, Volume 1, Numéro 2, Delamolliere, 1791, page 479
Vieilli Se dit d’un cheval qui cède d’une jambe de l’avant-main.
- Ce cheval choppe souvent.
Figuré Commettre une faute grossière.
- Il a choppé lourdement.
- Une fillette ne choppe pas, comme le disent les romanciers, par amour, par entraînement des sens, mais beaucoup par orgueil et un peu par curiosité.Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877
Par extension Prendre par surprise.
- Tu te rends pas compte, ça a rien d’un jeu tout ça. A tout endroit de ce genre si on reste trop longtemps, on peut se faire chopper.Alexis S. Z., Les enfants de l’an 2100 - Moi l’indien, Éditions Eslaria
- Mais comme t’es le premier qu’on choppe vivant, tu seras le premier à partager ce que tu sais avec nous.Wolfgang Herrndorf, Sable, Thierry Magnier Adulte, 2014
- Apparentés
- achoppement, pierre d’achoppement, chopin