Étymologie Du russe бояре, boyare, pluriel de боярин boiarin, orthographié sur le modèle des mots à suffixe -ard.
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Noblesse Nom qu’on donnait aux seigneurs en Russie ou en Transylvanie.
Le pantalon bouffant emprisonné dans ses bottes molles en cuir jaune, les reins ceints d’une écharpe aux couleurs vives sous un ample habit ouvert, par devant, la tête coiffée d’un bonnet de fourrure, il avait l’air d’un de ces vieux boyards aussi sages que braves qui siégeaient en conseil avec les princes Vladimir et Jaroslav ou faisaient la guerre avec Igor et Roman.Chevalier Léopold de Sacher-Masoch, « Don Juan de Kolomea » in « Contes Galiciens », traduction anonyme de 1874
Shéhérazade et Casanova ont été, furent, sont et seront, quelles que soient les guerres futures, des boîtes russes où les garçons et les maîtres d’hôtel, sommeliers, barmen et portiers, sanglés dans des uniformes de hauts dignitaires, sont des princes ou jouent au prince désabusé, baisant la main des soupeuses, et méprisent hautainement le client, par principe, comme le boyard méprisait le moujik, et le Grand-Duc Lucien Guitry.Léon-Paul Fargue, Le Piéton de Paris, Gallimard, 1939
2 autres exemples
On faisait venir les enfants des métayers pour jouer avec elle. « Qué diz à mamizelle ? » Ils lui étaient soumis comme les petits moujiks aux petits boyards du temps du servage.François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 96
Quel plaisir trouves-tu, seigneur, à batailler contre ces brigands ivres ? Est-ce l’affaire d’un boyard ? Les heures ne sont pas toujours bonnes, et tu te feras tuer pour rien.Alexandre Pouchkine, La Fille du capitaine, traduction de Louis Viardot, page 127
[Le riche colombien Santiago Nasar a dit à sa servante de le faire réveiller par sa fille.] À cinq heures trente, elle exécuta l'ordre donné, mais préféra se rendre elle-même dans la chambre avec le costume de lin demandé, car elle ne perdait aucune occasion de préserver sa fille des pattes de ce boyard.Gabriel García Márquez (trad. Claude Couffon, 1981), Chronique d'une mort annoncée, réédition Le Livre de Poche, page 69
L'hiver, tel un riche boyard, M. Magnin déambulait dans les rues de la ville, affublé de pelisses de fourrures à cols monumentaux et chaussé de bottes de daim, bordées d'astrakan.Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, Le Livre de Poche, page 416
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Péjoratif, Belgique Personne mal habillée, vulgaire ; synonyme de baraki.