bouquer
VerbeTransitif\bu.ke\
Étymologie
Il y a peut-être des étymons distincts : Dénominal de bouque (« passage, débouché ») et Littré explique « faire sortir du terrier » par « faire venir à la bouche du terrier » et l’apparente à bouche ; ce qui n’explique pas les autres sens ; De l’occitan bouca (« baiser, renverser, coucher par la force ») que Mistral apparente au catalan bolcar (« renverser »), à bauca, voir baucher (« chasser hors de »), baucher (« poutrer ») en ancien français ; le sens de « faire sortir du terrier » est proprement un équivalent de débusquer, de l’ancien français busquer (« heurter ») ; voir l’étymologie de boucher. Que l’étymon soit balc (« poutre ») ou bosc (« bois, bâton de bois »), l’évolution sémantique de « bois » va vers « sortir du bois » et puis « chasser, pousser hors de, forcer hors de, forcer ». Le dérivé rebouquer (« repousser ») correspond à la dérivation sémantique de « bois, bâton, bastonner, battre, repousser » → voir repello en latin.
Désuet Baiser par la force, en parlant d’un singe.
- Faire bouquer un singe.Dictionnaire de Trévoux, 1771
- Faire bouquer le blaireau.
- J'ai déjà fait bouquer messieurs du domaine, je l'emporterai encore sur eux, car j'ai raison.Voltaire, Lettre d'Argental, 17 mars 1760
- Faire bouquer quelqu’un, le forcer à faire quelque chose qui lui déplait, ou encore, l’empêcher de faire ce qu’il voulait.
1 autre exemple
- J’ai eu le plaisir de faire bouquer par ma faveur un jeune homme aussi noble et aussi riche que je suis gueux et plébéien.Stendhal, Le Rouge et le Noir, 1830
- Dérivés
- rebouquer