borée

Nom commun — 2 sens

borée

Nom communMasculin

\bɔ.ʁe\

Étymologie De Borée, qui, dans la mythologie grecque, est le fils d’Éos (l’Aurore) et d’Astraéos. Il est la personnification du vent du nord.

Peu de noms masculins se terminent par -ée en français. Hormis borée, il s’agit de : Alcée, Alphée, Amédée, androcée, apogée, athée (épicène), athénée, Borée, caducée, camée, Céphée, cicisbée, Circée, Colisée, Colossée, conopée, coryphée (épicène), Cychrée, écomusée, Élysée et élysée (adjectif épicène), Empyrée et empyrée, Énée, érythrée (adjectif épicène), Eunée, Galilée, gynécée, hyménée, hypogée, Irénée, Lénée, lépidostée, lépisostée, Lycée et lycée (adjectif épicène et nom), Macchabée et macchabée, mausolée, Morphée, Musée et musée, Nérée, nymphée, odée, Odyssée, Œnée, Orphée, périgée, périnée, Persée, Phinée, (Le) Pirée, pongée, propylée, Protée et protée, Prytanée et prytanée, Ptolémée, pygmée (épicène), Pyrénée et pyrénée (adjectif épicène), romanée, scarabée, sigisbée, spondée, tarpée (adjectif épicène), Thaddée, Thésée, Timothée, trochée, trophée, vosne-romanée et zée. La plupart de ces mots sont issus d’emprunts latins d’origine grecque se terminant par -eus (< -ευς ; par exemple, Thésée), -ēus/-ēum (< -ειος/-ειον ; par exemple, lycée [adjectif] / lycée/Lycée [noms]), -æus/-æum (< -αιος/-αιον ; par exemple, pyrénée/Pyrénée) ou plus rarement -ius/-ium (< -ιος/-ιον ; par exemple, élysée/Élysée). Les mots issus de termes latins en -āneus (suffixe proprement latin, formé de -ānus + -eus), comme méditerrané, momentané ou spontané, s’écrivent désormais avec la terminaison -ané. Le Dictionnaire de l’Académie française écrivit ces derniers mots avec -anée dans ses quatre premières éditions avant d’adopter la graphie actuelle à partir de la cinquième édition.

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Poétique Vent du Nord, l’un des plus froids et des plus violents.

  • Ô muse de mon cœur, amante des palais, Auras-tu, quand Janvier lâchera ses Borées, Durant les noirs ennuis des neigeuses soirées, Un tison pour chauffer tes deux pieds violets ?Charles Baudelaire, « La Muse Vénale », 1857
  • La monstrueuse enflure des borées qui soufflent la gloire n’était rien en comparaison de l’enflure délirante des inscriptions, outrage aux nations qu’on voit renversées de la foudre, terrassées, garrottées.Jules Michelet, Histoire de France : Louis XIV et la révocation de l’édit de Nantes, tome douzième, Ernest Flammarion, Paris, 1893, p. 342
2

Héraldique Rare Meuble représentant un visage soufflant dans les armoiries. À rapprocher de aquilon et Éole.

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