bave
Nom communFéminin\bav\ · [bav]
Étymologie De l’ancien français beve, refait sur baver, du latin vulgaire baba (« bave ») d’une onomatopée bab exprimant le babil, sens encore perceptible dans « la bave du mensonge et de la calomnie » ou du gaulois *baua (« boue »).
Salive épaisse et visqueuse qui découle de la bouche.
- Il y a toujours bien des limites à gérer les infrastructures du Québec au doigt, à la bave et au vent, version moderne du duplessisme.Philippe Léger, Tramway de Québec: la sinistre farce du gouvernement Legault, Le Journal de Québec, 9 novembre 2023
- Essuyer la bave d’un petit enfant.
Zoologie Sorte d’écume qui s’échappe de la gueule de certains animaux.
- La bave d’un chien.
- Un reptile qui jette de la bave.
Soierie Premiers fils qui servent d’enveloppe au cocon du ver à soie.
Malacologie Liqueur gluante que jettent certains gastéropodes et qui leur sert à glisser sur les corps à la surface desquels ils rampent.
Médecine Écume qui sort de la bouche de l’homme dans certaines maladies (rage, épilepsie, etc.).
- Il s’engoua dans ses baves et dans sa cigarette qu’il se mit à mâcher furieusement comme du foin.Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 228
Figuré Conséquence ou produit immonde ou dégoûtant de quelque chose.
- La bête [le manque de mesure] ? Une grosse tête qui marche comme elle veut!… Ses guerres et ses baves flamboient vers nous et de toutes parts!…Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932 (réédition Gallimard, Folio #28, 2019, page 521
- Dérivés
- baver, baveux, sac de bave