Étymologie Du latin apostrophe (« interpellation »).
Une apostrophe grammaticale est constituée d’un groupe nominal ou pronominal qui est souvent un terme d’adresse. Souvent un simple nom commun sans déterminant, un groupe de mots mis en apostrophe est généralement séparé de la phrase par une (en début ou fin) ou deux (en position centrale) virgules. Avec la variété des approches d’analyse grammaticale des concepts liés aux apostrophes vient un vocabulaire pour les désigner qui est polysème et dont les définitions peuvent varier considérablement selon les sources ; la terminologie manque d’uniformité et peut porter à confusion. Le chevauchement important entre ces notions amène plusieurs sources à utiliser les termes adresse, apostrophe (grammaticale), et vocatif comme interchangeables.
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Interpellation brusque, souvent pour un propos dénigrant, un reproche ou une pure insulte ou injure.
Les gardes restèrent aussi muets à cette apostrophe qu’à la précédente.Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820
Les apostrophes injurieuses, les interpellations violentes des réactionnaires, interrompirent cent fois les discours des orateurs des gauches.Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879
3 autres exemples
Joséphine […] pissa dans ses jupes de détresse en remarquant l’altération des traits du Pape à cette apostrophe véhémente.Louis Pergaud, « Joséphine est enceinte », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921
C’est cette version que Déroulède fait sienne quand, en des apostrophes enflammées, il vous accuse du haut de la tribune d’être à la solde de l’étranger.Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942
À celle-ci je pourrais dire, si elle n’avait pas rendu sa vilaine âme au diable : « Si je suis encore en vie, sale punaise, ce n’est vraiment pas de ta faute. » La suite de mon histoire vous prouvera combien est justifiée mon apostrophe.J'ai été fusillé… 30 mars 1944 : à Dagnac, commune de Villac, canton de Terrasson, Dordogne, récit d’André Pommarel, rapporté par René Delmas, Paris : Éditions Éditeur Indépendant, 2007, page 18
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Rhétorique Figure de style par laquelle un orateur interpelle brusquement soit des personnages morts, des vivants absents ou présents, soit même des choses qu’il personnifie.
Démosthène a fait une admirable apostrophe aux morts de Chéronée dans son discours sur la Couronne.
L’apostrophe de Bossuet à Alger est un des plus beaux passages de son oraison funèbre de Marie-Thérèse.
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Grammaire Élément désignant les allocutaires pour indiquer à qui s’adresse le reste de la phrase ou la suite du discours.
Étymologie Du latin apostrophus (« signe typographique »).
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Typographie Symbole typographique en forme de virgule mais en exposant plutôt qu’en indice, utilisé dans diverses langues à diverses fins.
L’apostrophe est représentée par le caractère « ’ » en typographie.Napoléon Landais, Grammaire, 1835, page 182
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Typographie Indicateur de l’élision d’une voyelle, notamment en français.
L’apostrophe orthographique, en grec, en latin et en français, ainsi que dans d'autres langues, marque le retranchement ou l’élision d’une voyelle ou d’une consonne.
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Typographie Lettre apostrophe ‹ ʼ ›, lettre de l’alphabet de certaines langues représentant le plus souvent le coup de glotte.